huit

Cela naît. Doucement d’abord. Des tréfonds. En un endroit inconnu de la géographie humaine. Quelque part entre le coeur et l’âme. Infinitésimal. Cela existe. Comme une particule prend vie. Comme un embryon devient fœtus. Premier battement de coeur. Cela se transforme, grandit. De plus en plus vite. De plus en plus grand. Cela prend forme. Puis cela veut sortir.

Cela veut naître. Cela naît.
Natan crie.
Seul, au sommet de la tour. Au sommet de l’Eglise. Au sommet du monde.
Natan regarde au-dessous de lui, au-dessus, au-delà.
En criant. De toute la force de son âme retrouvée.
La réalité, dans chaque pierre, chaque nuage, chaque recoin de son horizon redevient charmeuse, colorée.
Natan vit.
Enfin.

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Une douceur poétique pour la route ?

Si tu te sens une âme de chercheur